Jacques Bidet

L'Etat-monde,

Libéralisme, socialisme et Communisme à l'échelle mondiale,

Refondation du Marxisme

PUF, 2011


 

Introduction : une hypothèse pour « l'histoire globale »

Première partie : philosophie

Chapitre 1. L’héritage contrasté des marxismes classiques
Aux philosophes, aux citoyens, aux marxistes

Chapitre 2. Esquisse de la refondation proposée
Aux philosophes, aux économistes, aux lecteurs et interprètes du Capital

Chapitre 3. L’État-nation dans le Système-monde : modernité et barbarie
Aux philosophes, aux anthropologues, aux juristes

Deuxième partie : sociologie

Chapitre 4. Classes, partis et mouvements : domination et émancipation
Aux philosophes, aux sociologues, aux politologues

Chapitre 5. Classe, « Race », Sexe : Rapports sociaux consubstantiels ?
Aux philosophes, aux féministes, aux altermondialistes

Chapitre 6. Idéologies, utopies et cryptologies
Aux philosophes, aux théoriciens du langage et de la culture

Troisième partie : histoire

Chapitre 7. Aux commencements de la modernité sociopolitique : débat historiographique autour de la commune italienne
Aux philosophes, aux historiens, médiévistes, modernistes et globalisme

Chapitre 8. Au terme territorial de la modernité : l'imbroglio entre Système-monde et État-monde
Aux philosophes, aux géographes-économistes-politologues du global

Chapitre 9. Le communisme, critique du socialisme
Aux philosophes, aux citoyens

Conclusions

 

 

A lire comme on lit un roman policier : comme une analyse complexe mais systématique qui vous entraîne là où vous ne voudriez pas aller. L’argumentaire met aux prises philosophes (Spinoza, Kant, Hegel, Althusser, Derrida, Habermas, Honneth), historiens du moderne (Brenner, Meiksins Wood) et du global (Wallerstein, Arrighi, Sassen), Schmitt, Bourdieu et Foucault. Il fait apparaître qu’émerge, derrière notre dos, un État-monde de classe articulé au Système-monde impérialiste. Une anti-utopie, donc. Une thèse réaliste, qui n’est pas celle d’un État mondial.

 

Ou bien comme on lit un recueil de nouvelles liées les unes aux autres : comme autant de mises en perspective du même sujet. On peut ainsi scruter chaque chapitre pour lui-même. Les uns s’adressent aux économistes, d’autres aux sociologues, aux politologues, d’autres aux féministes, aux altermondialistes, aux théoriciens du discours, aux chercheurs du postcolonial, d’autres encore aux historiens, juristes ou géographes. Ils prennent chaque destinataire sur son terrain « scientifique » particulier. En y impliquant chaque fois le philosophe, c’est-à-dire aussi le citoyen.

 

Il n’y a qu’une seule idée, un seul paradigme : une théorie. Il s’agit bien sûr de transformer le monde, mais en commençant par le comprendre, là où Marx a en partie échoué. C’est donc aussi une refondation du marxisme qui est proposée.

 

Ce livre est le quatrième d’un ensemble publié aux PUF – Que faire du Capital , 1985, Théorie Générale du droit, de l’économie et de la politique, 1999, Explication et reconstruction du Capital, 2004 – qui a fait l’objet de traductions en une dizaine de langues étrangères.

 

 

Jacques Bidet est professeur émérite à l’Université de Nanterre- Paris-Ouest, directeur honoraire de la revue Actuel Marx.